Mon plaster à 4 pattes

Il y a de ces événements qui arrive dans la vie qu’on ne souhaiterait à personne. Des jours où l’idée même de sortir du lit est impensable. Pourtant, certains jours, on réussi tout se même à se lever et on continue à vivre en se disant que tout dure juste un temps, que se changer les idées nous fera le plus grand bien. Puis, il y a un jour où on ne se lève plus, on n’a plus la force parce que la vie vient de nous frapper de plein fouet, parce que les démons que nous combattions ont eu une victoire sur nous, parce que nous avons besoin d’une pause pour prendre notre souffle quand la vie dégringole.

Dans ces journées où tout est gris même si le soleil perce les nuages, j’ai eu la chance d’avoir un rayon de soleil sur 4 pattes qui venait panser mes blessures.

J’ai l’impression que nos fidèles compagnons ressentent beaucoup plus nos émotions qu’on ne le pense. Chacun à leur façon, ils réagissent à nos émotions. Certains chiens ont un talent inné pour réagir et d’autres non. Certains sont mêmes formé pour bien réagir et devienne d’excellent chien d’assistance.

Nos meilleurs amis sont tellement compatissants. J’ai constaté avec Dzy qu’elle réagissait de façon différente en fonction de ma peine. Lorsqu’une mauvaise nouvelle vient d’être annoncé et que la terre arrête de tourner, que le déluge coule de mes yeux et que mon coeur arrête de battre, elle était là, avec le regard le plus triste que je n’avais jamais vu, et que je ne souhaite pas revoir. Voir la peine dans les yeux de chien est comme voir le reflet de son âme à cet instant. C’est la seule chose qui nous définit pour le moment. Et c’est la seule émotion que nous pouvons partager malheureusement.

Puis le temps (et le «flattage» beaucoup trop intense de nos amours à 4 pattes) faisant son oeuvre, la peine s’estompe sans disparaître. Mais comme tout sentiment, elle refait surface et nous frappe de plein fouet de temps en temps. Dans ces situations, j’ai été surprise de la vitesse à laquelle Dzy venait me réconforter et ce même si elle était à l’autre bout de la maison. Elle arrivait en courant pour me ramener à l’instant présent. Elle me montrait qu’elle était toujours là. Dès que mes larmes s’estompaient, elle trouvait le moyen de me faire sourire en allant chercher son jouet préféré du moment et se plaçait en position de jeu, ce qui me faisait inévitablement sourire.

Alors, pour tous ces moments où ils agissent en «plaster», n’oubliez pas de leur dire merci, en les grattant derrière les oreilles, lançant la balle, allant marcher, etc. Ils sont là pour nous, alors soyons là pour eux.

Et pour les évènements les plus difficiles où un seul «plaster» ne suffit pas, on peut toujours aller se chercher un autre rayon de soleil.

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